Rapport de la Cour des Comptes : le Coût du Nucléaire

Un rapport bienvenuQuels sont réellement les coûts du nucléaire ? Le rapport de la Cour des Comptes permettra de faire le point, dans un contexte où les évaluations sont assez variables.Quels sont réellement les coûts du nucléaire ? Le rapport de la Cour des Comptes permettra de faire le point, dans un contexte où les évaluations sont assez variables.

Un rapport attendu s’il en est ! ­­En effet, si le principal argument des anti-nucléaires est le risque pour la santé et l’environnement, les personnes favorables au nucléaire se fondent majoritairement sur l’argument du coût modéré de cette énergie.

Et si celui-ci se retournait contre eux ?

C’est l’idée des opposants au nucléaire, car selon eux, des calculs erronés ou des coûts cachés minimisent son coût réel.

Au moment où un choix pour le renouvellement de notre parc de production électrique s'impose et que les énergies renouvelables gagnent en efficacité sans être encore matures, il est  nécessaire de faire le point sur cette question et sur ses enjeux.

 

Comment peut-on prévoir le climat ?

prevoir-le-climat-3D'après une reproduction de Jack Vettriano

Ne pas confondre météo et climat

Il peut sembler difficile de prévoir le temps qu’il fera dans plusieurs dizaines d’années quand on est incapable de prévoir la météo à plus de 5 jours…

Cet argument apparemment de bon sens a été utilisé à plusieurs reprises. Que vaut-il ?

La météo consiste à prévoir le temps qu’il fera à un moment précis et en un lieu donné. Le climat, par contre, est une moyenne des températures, des précipitations et des vents dans une région.

L’argument repose sur l’idée que pour prévoir le climat, il faudrait connaître l’ensemble des données météo à chaque moment afin d’en faire la moyenne. Or, comment faire la moyenne de la météo si on ne la connaît pas ?

Ce qui ressemble à du bon sens ne l’est pas vraiment en réalité.

 

Sources d’Energie dans la consommation finale française en 2010

La France dépend à 69,5% des énergies fossiles.
Les énergies renouvelables représentent 12% et
le nucléaire 17% de l'énergie finale que nous consommons
.


Sources Energies consommation Finale France 2010

 

 

 

Nous indiquons ici, comme l’année précédente, la part des différentes sources d’énergie dans notre consommation d’énergie finale. Nous considérons en effet que c’est le seul indicateur pertinent pour comprendre le rôle des sources d'énergie dans notre consommation. Leur expression en énergie primaire n'a pas de sens, puisque celle-ci fait apparaître des énergies inutilisables, et que les conventions de conversion ne sont pas les mêmes selon les sources (voir Sources d'énergie dans la consommation finale en France 2009)

Les énergies fossiles représentent 69,5% de notre consommation (72% en 2009), tandis que le nucléaire représente 17% (16% en 2009) et les énergies renouvelables, en progression notable, représentent maintenant près de 12% (10,5% en 2009).

Les énergies fossiles étant pratiquement toutes importées et leur prix étant en augmentation malgré la faiblesse de la croissance dans les PAI (pays anciennement industrialisés), la facture énergétique demeure lourde . Et elle menace de s’envoler cette année et dans les années à venir. C’est une perte sèche pour l’économie de notre pays et pour les emplois.

 

Coût Nucléaire : les chiffres

(tableaux et chiffres utilisés dans l'article Rapport de la Cour des Comptes : les coûts du nucléaire. Sources :voir les références)

 

Photovoltaïque : les enjeux de la filière et le temps de retour carbone

1) Perspectives

Electricité PhotovoltaïquePour savoir si le photovoltaïque est une source pertinente, il convient de tenir compte de l'ensemble du cyle de vie

La plus chère ... et la plus prometteuse ?

Le photovoltaïque est aujourd’hui l'une des énergies renouvelables les plus chères du monde, mais elle est suscite pourtant un fort enthousiasme et concentre des efforts de recherches considérables dans certains pays.

Il faut dire que l'énergie lumineuse reçue sur la surface de la terre est considérable : elle représente 7000 fois notre consommation mondiale. Chaque seconde, nous recevons l'équivalent de notre consommation annuelle.  En capter une infime quantité (0,01%), suffirait à notre consommation. Or un panneau possède aujourd'hui un rendement moyen de 7%, et il est en hausse. De quoi laisser rêveur !

Oui, mais

 

Photovoltaïque, quelques chiffres

Empreinte environnementale du photovoltaïque, Annexe II

Quelques chiffres

Energie grise, émissions carbone, comparaison avec d'autres énergies

Voici un tableau permettant de se représenter les données en matière d’énergie grise, d’émission carbone et de temps de retour pour les panneaux photovoltaïques, ainsi que pour quelques autres énergies. Les références des sources seront données en annexe.

 

Temps de retour carbone du photovoltaïque : calcul

Définition

Nous appelons temps de retour carbone le temps nécessaire pour qu'une installation photovoltaïque, par la substitution de l'électricité produite à l'électricité locale, permette d'éviter les émissions de GES qui ont été nécessaires à sa fabrication, à son installation, à sa maintenance et à sa fin de vie. Est-il intéressant ? Cela dépend beaucoup du lieu d'implantation, des lieux de fabrication, des process utilisés ... et du mode de calcul. Explication.

1ère méthode : en partant de l'énergie grise

D’après le rapport de l’Hespul, la demande en énergie finale pour un kWc installé (fabrication) est de 2500 kWh. On considérera que toute l’énergie dépensée est de l’électricité. Il s’agit d’une approximation grossière mais elle permet de calculer un ordre de grandeur. En effet le raffinage et la cristallisation occasionnent une très grande consommation d’énergie et se font à l’aide de fours à arc qui fonctionnent à l’électricité. Les ACV montrent qu’une très grande partie de l’énergie utilisée pour toute le cycle de fabrication est l’électricité.

Mis à jour (Mardi, 17 Avril 2012 06:28)

 

Qu'est-ce que le développement durable ?

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Un concept si bien connu ...

Ce mot, tout le monde en a entendu parler. Beaucoup sont persuadés d'en connaître le sens, mais bien peu le connaissent vraiment.

Les plus savants font référence au rapport Brundland - qui a rarement été lu - et parfois au rapport de l'IUCN. Certains font mine de le mépriser parce qu'il est à la mode. Pourtant ce concept est beaucoup plus riche qu'on pourrait le croire. Il fait souvent l'objet d'incompréhensions et de contresens. Il peut aussi être utilisé à mauvais escient.

Il est issu d'une réflexion et d'une pratique qui a pris son essor dans divers pays du monde et en particulier dans les pays anglo-saxons, dans le sillage des réflexions qui ont marqué les années 70 au sujet des limites d'un développement qui serait réduit à sa seule dimension économique. La plupart des recherches se sont faites en langue anglaise au sein de laquelle le mot "sustainable" signifie au fond à la fois le durable et le souhaitable. Ce mot a été utilisé dans ce sens avant d'être associé au mot "development". Si on oublie cela, on risque de mal saisir sa signification.

 

Points clés du rapport GIEC 2007 : observations et prévisions

I. Observations

Rapport GIEC 2007

 

Climat : les points clés du rapport du GIEC 2007

Observations

Réchauffement

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque . Il concerne l’ensemble des continents. Il est plus marqué dans les hautes latitudes nord.

→ La température a augmenté de O,7 °C depuis un siècle. Ce n’est qu’un début. Cela peut paraître faible mais c’est en réalité considérable : 4°C correspond à la différence en notre climat et la précédente glaciation

Niveau des glaces

 

On note déja une fonte massive de la neige et de la glace et une élévation du niveau moyen de la mer.

Quand les glaces reposant sur le sol (glaciers de montagne, Groënland) fondent, cela fait monter le niveau des mers.

Quand les glaces flottantes fondent, cela ne fait pas monter le niveau des mers, mais cela augmente l’absobtion des rayons du soleil et provoque un effet amplificateur du réchauffement.

Niveau de la mer

On constate une élévation du niveau moyen de la mer.

Cette élevation se fait à un rythme très lent, mais elle peut avoir des conséquences importantes.

Causes

L’essentiel de l’élevation de la température moyenne du globe observée depuis le milieu du XXème siècle est très probablement attribuable à la hausse de la concentration de GES anthropiques

L’ensemble des paramètres du climat a été pris en compte : trajectoire de la terre autour du soleil, cycle du soleil, électromagnétisme, vapeur d’eau. Seule les simulations prenant en compte les GES anthropiques permettent d’expliquer les observations.

 

World Conservation Strategy, IUCN 1980 : Un texte fondateur pour le développement durable

Dans la World Conservation Strategy publié en 1980 on voit apparaître pour la première fois l’expression « développement durable ». L’essentiel des notions fondatrices du concept y est développé. Le texte d’introduction pose avec force un concept d'avenir : conjuguer protection de la nature et développement humain.

Conservation de la nature et développement humainworld-conservation-strategy-iucn

Ce rapport avait pour but d’élaborer une stratégie pour la protection de l’environnement. Loin de se contenter de promouvoir la protection de la nature, il contribue de manière décisive à un changement de paradigme : il n’est plus question de penser la sauvegarde de l’environnement en opposition avec les populations qui y vivent. Le texte insiste sur ce point : certes dans le passé certains  protecteurs de l’environnement ont pu faire croire le contraire. En réalité la protection de l’environnement ne peut qu’aller de pair avec le développement social et économique.

La nature ne doit pas être considérée comme un sanctuaire figé. Tout développement – y compris celui des hommes - est un processus naturel qui implique nécessairement des changements dans l’environnement. La nature n'est pas un musée immuable et elle peut évoluer avec le développement des sociétés. Elle ne doit pas, en particulier dans les pays en développement, être mise sous une cloche à l'écart des populations.

Cela signifie que l'évolution humaine fait partie de la nature, avec les changement dans l'environnement que cela implique. Mais ces changements ne doivent pas empêcher le développement futur des populations.