Sources d’Energie dans la consommation finale française en 2010

La France dépend à 69,5% des énergies fossiles.
Les énergies renouvelables représentent 12% et
le nucléaire 17% de l'énergie finale que nous consommons
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Sources Energies consommation Finale France 2010

 

 

 

Nous indiquons ici, comme l’année précédente, la part des différentes sources d’énergie dans notre consommation d’énergie finale. Nous considérons en effet que c’est le seul indicateur pertinent pour comprendre le rôle des sources d'énergie dans notre consommation. Leur expression en énergie primaire n'a pas de sens, puisque celle-ci fait apparaître des énergies inutilisables, et que les conventions de conversion ne sont pas les mêmes selon les sources (voir Sources d'énergie dans la consommation finale en France 2009)

 

 
 

Photovoltaïque : les enjeux de la filière et le temps de retour carbone

Electricité PhotovoltaïquePour savoir si le photovoltaïque est une source pertinente, il convient de tenir compte de l'ensemble du cyle de vie

Le photovoltaïque est aujourd’hui l'une des énergies renouvelables les plus chères du monde, mais elle est suscite pourtant un fort enthousiasme et concentre des efforts de recherches considérables. Il faut dire que l'énergie lumineuse reçue sur la surface de la terre est considérable : elle représente 7000 fois notre consommation mondiale. De quoi laisser rêveur. Oui, mais pour l'instant, cette énergie est chère et sa production pendant la journée dépend des caprices de la météo, alors que l'électricité se stocke mal.

Par ailleurs, sa fabrication peut générer des émissions de GES importantes, qu'il faut comparer aux émissions évitées. Le bilan est -il positif ? Cela dépend de plusieurs paramètres : type et lieu de fabrication, emplacement, et contenu carbone de l'électricité produite localement.

Nous calculons ici le temps de retour carbone des panneaux photovoltaïques en nous basant sur les études disponibles. Par ailleurs, nous faisons le point sur les autres aspects de son utilisation : impact de sa fabrication, recyclage, intermittence.

En effet il faut prendre en compte l'ensemble de ces aspects dans le cadre d'une politique de développement durable. Le tableau est ainsi moins idyllique que certains pourraient le penser, mais surtout moins catastrophique que d'autres le prétendent. La prise en compte de ces paramètres pourrait aider à déployer le photovoltaïque de manière pertinente.

 

Temps de retour carbone du photovoltaïque : calcul

Définition

Nous appelons temps de retour carbone le temps nécessaire pour qu'une installation photovoltaïque, par la substitution de l'électricité produite à l'électricité locale, permette d'éviter les émissions de GES qui ont été nécessaires à sa fabrication, à son installation, à sa maintenance et à sa fin de vie. Est-il intéressant ? Cela dépend beaucoup du lieu d'implantation, des lieux de fabrication, des process utilisés ... et du mode de calcul. Explication.

1ère méthode : en partant de l'énergie grise

D’après le rapport de l’Hespul, la demande en énergie finale pour un kWc installé (fabrication) est de 2500 kWh. On considérera que toute l’énergie dépensée est de l’électricité. Il s’agit d’une approximation grossière mais elle permet de calculer un ordre de grandeur. En effet le raffinage et la cristallisation occasionnent une très grande consommation d’énergie et se font à l’aide de fours à arc qui fonctionnent à l’électricité. Les ACV montrent qu’une très grande partie de l’énergie utilisée pour toute le cycle de fabrication est l’électricité.

 

Coût du Nucléaire : quelques chiffres

Tableaux synthétiques concernant les coûts du nucléaire : coûts des futurs EPR, notamment d'après les éléments contenus dans le rapport de la Cours des Comptes, historique des estimations, comparaison avec les autres sources d'énergie, statistiques des accidents, planning de durée de vie des centrales, explication des différents types de coût ...

Ces tableaux sont extraits de notre compte-rendu complet du rapport de la Cours des Comptes à ce sujet : Cour des Comptes : les coûts du nucléaire. Sources :voir les références)

 

Photovoltaïque, quelques chiffres

Empreinte environnementale du photovoltaïque, Annexe II

Quelques chiffres

Energie grise, émissions carbone, comparaison avec d'autres énergies

Voici un tableau permettant de se représenter les données en matière d’énergie grise, d’émission carbone et de temps de retour pour les panneaux photovoltaïques, ainsi que pour quelques autres énergies. Les références des sources seront données en annexe.

 

Qu'est-ce que le développement durable ?

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Un concept si bien connu ...

Ce mot, tout le monde en a entendu parler. Beaucoup sont persuadés d'en connaître le sens, mais peu au fond le connaissent vraiment.

La plupart, y compris dans des ouvrages universitaires, font référence au rapport Brundland - qu'on lit rarement au-delà d'une citation d'une ligne - sans savoir qu'en réalité le concept a été précisément mis en place dans un rapport de l'IUCN paru en 1980 [pdf], après une maturation d'une dizaine d'années. Certains font mine de le mépriser parce qu'il est à la mode. Pourtant ce concept est beaucoup plus riche qu'on pourrait le croire. Même s'il est mieux connu aujourd'hui, il peut encore faire l'objet d'incompréhensions et de contresens.

Il est issu d'une réflexion et d'une pratique qui a pris son essor dans divers pays du monde dans le sillage des réflexions qui ont marqué les années 70, au sujet des limites de la notion classique de développement. En effet celui-ci se réduit souvent à la seule croissance économique quantitative. Souvent les recherches se sont faites en langue anglaise - notamment pour sa dimension pratique - au sein de laquelle le mot "sustainable" signifie à la fois le durable et le souhaitable. "Soutenable" possède un sens positif en anglais, contrairement au français. Ce mot est souvent utilisé dans cette langue indépendemment de son association avec le mot développement. Si on oublie cela, on risque de mal saisir sa signification, d'autant que, comme on l'a vu, sa traduction correcte en français est impossible.

 

Points clés du rapport GIEC 2007. I : Observations

I. Observations

Rapport GIEC 2007

 

Climat : les points clés du rapport du GIEC 2007

Observations

Réchauffement

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque . Il concerne l’ensemble des continents. Il est plus marqué dans les hautes latitudes nord.

→ La température a augmenté de O,7 °C depuis un siècle. Ce n’est qu’un début. Cela peut paraître faible mais c’est en réalité considérable : 4°C correspond à la différence en notre climat et la précédente glaciation

Niveau des glaces

 

On note déja une fonte massive de la neige et de la glace et une élévation du niveau moyen de la mer.

Quand les glaces reposant sur le sol (glaciers de montagne, Groënland) fondent, cela fait monter le niveau des mers.

Quand les glaces flottantes fondent, cela ne fait pas monter le niveau des mers, mais cela augmente l’absobtion des rayons du soleil et provoque un effet amplificateur du réchauffement.

Niveau de la mer

On constate une élévation du niveau moyen de la mer.

Cette élevation se fait à un rythme très lent, mais elle peut avoir des conséquences importantes.

Causes

L’essentiel de l’élevation de la température moyenne du globe observée depuis le milieu du XXème siècle est très probablement attribuable à la hausse de la concentration de GES anthropiques

L’ensemble des paramètres du climat a été pris en compte : trajectoire de la terre autour du soleil, cycle du soleil, électromagnétisme, vapeur d’eau. Seule les simulations prenant en compte les GES anthropiques permettent d’expliquer les observations.

 

World Conservation Strategy, IUCN 1980 : Un texte fondateur pour le développement durable

Dans la World Conservation Strategy publié en 1980 on voit apparaître pour la première fois l’expression « développement durable ». L’essentiel des notions fondatrices du concept y est développé. Le texte d’introduction pose avec force un concept d'avenir : conjuguer protection de la nature et développement humain.

Conservation de la nature et développement humainworld-conservation-strategy-iucn

Ce rapport avait pour but d’élaborer une stratégie pour la protection de l’environnement. Loin de se contenter de promouvoir la protection de la nature, il contribue de manière décisive à un changement de paradigme : il n’est plus question de penser la sauvegarde de l’environnement en opposition avec les populations qui y vivent. Le texte insiste sur ce point : certes dans le passé certains  protecteurs de l’environnement ont pu faire croire le contraire. En réalité la protection de l’environnement ne peut qu’aller de pair avec le développement social et économique.

La nature ne doit pas être considérée comme un sanctuaire figé. Tout développement – y compris celui des hommes - est un processus naturel qui implique nécessairement des changements dans l’environnement. La nature n'est pas un musée immuable et elle peut évoluer avec le développement des sociétés. Elle ne doit pas, en particulier dans les pays en développement, être mise sous une cloche à l'écart des populations.

Cela signifie que l'évolution humaine fait partie de la nature, avec les changement dans l'environnement que cela implique. Mais ces changements ne doivent pas empêcher le développement futur des populations.