Emissions de Gaz à Effet de Serre (GES) depuis 1970

L'évolution des émissions de CO2 fossile depuis 1970 est le témoin des profondes évolutions économique que le monde a connu depuis cette époque. C'est ainsi que les ordres de grandeur concernant les émissions de CO2 ainsi que les émissions par habitant ont été bouleversées, traduisant un profond changement dans les rapports de force économiques. Les pays de l'annexe 1 (pays anciennement industrialisés) représentaient quatre fois les émissions des autres pays en 1971. Ils font maintenant jeu égal avec eux. Si nous considérons les émissions par habitant, on constate que celles des pays du moyen-orient ont dépassé celles de l'Union Européenne et que les émissions de la Chine pourraient bientôt rejoindre le niveau européen (UE27). L'écart devrait s'amplifier fortement en 2020. A cette date les pays anciennement industrialisés ne représenteront plus que la moitié des émissions des autres pays et donc le tiers des émissions mondiales. En 2035, la Chine émettra à elle seule deux fois plus que les Etats-Unis et l'Union Européenne réunis. Si on comptabilise le cumul historique des émissions, on verra que la «responsabilité historique» des grands émergents rejoindra celle des pays anciennement industrialisés. De quoi s'interroger sur la pertinence de l'ancienne annexe I lors des prochaines négociations internationales.

 

Rapport de la Banque Mondiale sur le réchauffement climatique : un constat accablant

Le nouveau rapport sur le climat publié par la Banque Mondiale est accablant. Il fait le point, six ans après le dernier rapport du GIEC, sur l'évolution probable du climat et les conséquences sur les écosystèmes et les populations. Au rythme où nous allons, le réchauffement climatique pourrait atteindre 4°C avant la fin du siècle. Les conséquences seraient catastrophiques et il n'est pas sûr que le monde puisse s'adapter à une telle situation. Dès que le niveau de 2°C serait atteint, les conséquences seraient graves avec des risques d'emballement. Pourtant, des solutions qui ne nuirait ni au développement économique ni à lutte contre la pauvreté existent. Mais il faut pour cela une action volontaire des tous les acteurs : responsables politiques, secteur privé et société civile. Explications et commentaire.

 

Rapport de la Banque Mondiale sur le Climat 2012 : Synthèse

L'institution fait le point, cinq ans après le dernier rapport du GIEC, sur l'évolution probable du climat et les conséquences du réchauffement climatique sur les écosystèmes et sur la société. Conclusion : il est urgent d'agir car au rythme où nous allons, le réchauffement pourrait dépasser 4°C avant la fin du siècle. Les conséquences seraient catastrophiques. Dès le seuil des 2°C les conséquences seraient dangereuses. Résumé analytique et thématique.

 

Stratégie Energétique de l'Ademe pour 2030 : Synthèse

Est-il possible d’atteindre les objectifs énergétiques pour 2020 et 2050 et si oui, comment faire ?

L’Ademe adopte pour son scénario un schéma «tendanciel à caractère volontariste». Il se fonde sur l’hypothèse démographique de l’INSEE « fécondité haute » (68 millions d’habitants en 2030) et un nombre de personnes par ménage de 2,17.

Les paramètres macroéconomiques pour le prix des hydrocarbures sont ceux de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) et la croissance du PIB repose sur une hypothèse du Conseil d’Analyse Stratégique (CAS) : 1,8% par an en moyenne.

L’Ademe a publié le 8 novembre 2012 un scénario prospectif concernant le marché de l'énergie d’ici 2030 et 2050. Pour 2030 le scénario se veut à la fois réaliste et volontaire. Il décrit les moyens qui devraient permettre d’atteindre les objectifs gouvernementaux et européens, notamment pour 2020, tout en gardant un oeil sur l'objectif facteur 4 pour 2050.

 

Rapport de l'AIE 2012. Hydrocarbures : à consommer avec modération. Efficacité énergétique : à encourager sans modération ...

Ne pas consommer plus d'un tiers des réserves si l'on veut éviter un emballement climatique !

La presse généraliste a réservé un très large écho à l'annonce par l'AIE (Agence Internationale de l'Energie), qui publie son rapport annuel World Energy Outlook 2012, selon laquelle les Etats-Unis deviendront le premier producteur mondial de pétrole pendant la décennie 2020, lui permettant de devenir exportatrice nette autour de 2030 grâce à l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, mais aussi grâce aux économies d'énergies.

Elle a en revanche très peu relayé un autre point très important :

 

Les arguments climatosceptiques : objections et réponses

Liste des arguments climatosceptiques avec leurs réponses, classés par thème

 
 

Coûts des principales sources d'énergie électrique

Combien coûtent les principales sources d’énergie électrique ?

Tout dépend du type de coût utilisé et de ce que l'on veut savoir.

Si nous voulons connaître le coût des installations à venir pour le renouvellement du parc, il faut utiliser le coût courant économique pour une installation future, ou coût moyen de production. Tout autre mode de calcul ne serait pas pertinent. Voici les chiffres :

 

Rapport de la Cour des Comptes : Coûts du Nucléaire

Quels sont réellement les coûts du nucléaire ? Le rapport de la Cour des Comptes permet de faire le point dans un contexte où les évaluations sont très variables, parfois fantaisistes et marquées par l'idéologie. Comment calculer le coût du nucléaire ? Comment comparer le coût du nucléaire avec les autres sources d'énergie ? Quelles sont les perspectives ? Au moment où nous devons mettre en place le renouvellement du parc électrique français pour les cinquante prochaines années, en plein défi climatique, un choix délicat s'impose. Il est urgent de s'informer au-delà d'un simple tweet ou d'un pugilat télévisuel. A tête reposée...

 

 

Eolien : les arguments en présence

L’énergie éolienne est pour certains une énergie renouvelable prometteuse et compétitive, et suscite chez d'autres des réactions hostiles lors des projets d'implantation. Nous dressons ici la liste des principaux arguments en présence, avec des renvois aux pages traitant de ces thèmes.

 

La fonte du Kilimandjaro n’est probablement pas attribuable au réchauffement climatique

 
Fonte glace kilimandjaro Selon Kaser, la fonte en forme de lames de couteaux et de murs verticaux du glacier du sommet du Kilimandjaro est le signe d'une fonte par sublimation, avec des températures inférieures à zéro. Elle serait due à un asséchement de l'Afrique depuis la fin du XIXe, et non au réchauffement climatique. Ce qui n'enlève rien à la réalité du réchauffement climatique. In Kaser et al, 2004

... ce qui ne remet pas en cause la réalité du réchauffement anthropique.

D’après les travaux scientifiques récents, la fonte passée et future des fameux glaciers n’est probablement pas attribuable principalement au réchauffement ; en tout cas, un tel lien n’est pas démontré. Il serait même possible qu’un réchauffement plus marqué puisse sauver ces glaciers, s’il se traduit par plus de précipitations, selon Georg Kaser. Ce qui n’est pas à souhaiter, bien sûr.