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Objection : L'augmentation du CO2 suit le réchauffement, il ne le précède pas

 

Réponse : Cette objection fait référence au fait que dans le passé les déglaciations qui ont mis fin aux ères glaciaires ont été accompagnées par une hausse de CO2 importante. Or il était établi que cette augmentation suivait la hausse des températures, et qu'ainsi elle ne pouvait en être la cause. Le film d’Al Gore, qui contient de nombreux éléments exacts, suggérait à tort que l'augmentation de CO2 avait été la cause de ces déglaciations alors qu'à l'époque, le décalage temporel rendait difficile une telle affirmation. Les climatosceptiques ont utilisé cet argument pour remettre en cause le rôle du CO2 dans le réchauffement. En réalité les climatologues ont toujours su que le déclenchement des déglaciations était dû à des variations de l'orbite terrestre, mais que la hausse du CO2 avait dû jouer un rôle d'amplificateur. Restait à confirmer ce scénario. Des travaux récents ont permis de mieux connaître la chronologie de la dernière déglaciation et surtout, de connaître cette chronologie en fonction des différentes régions du globe. N'en déplaise aux climatosceptiques, si le réchauffement de l'arctique a bien précédé la  hausse du CO2, cette dernière a néanmoins précédé le réchauffement de la planète dans son ensemble. Le déclic, c'est l'insolation de l'arctique. Celui-ci en se réchauffant, va entrainer la modification des courants marins, ce qui va provoquer un largage important de CO2. C'est ce dernier qui va jouer un rôle majeur dans le réchauffement global.

 

Objection : Le réchauffement climatique a commencé il y a 20 000 ans

Réponse : il est vrai que la terre était plus froide il y a 20 000 ans de 4 °C car nous étions au maximum de la dernière période glaciaire. Puis elle s'est réchauffé rapidement - mais beaucoup moins rapidement qu'aujourd'hui - jusqu’à - 10 000 ans, pour atteindre à peu près la température que nous connaissons aujourd’hui. Mais elle a légèrement baissé depuis cette date jusqu’à la période préindustrielle. Donc il est faux de dire que le réchauffement que nous connaissons a commencé il y a 20 000 ans

 

Objection : Érik le rouge a baptisé le Groenland du nom de « Pays Vert », ce qui prouve qu’il faisait plus chaud que maintenant

Réponse : Selon les historiens Érik le Rouge a baptisé ce pays du beau nom de « Pays Vert » pour des raisons de marketing politique. Il était en exil et souhaitait fonder une colonie à cet endroit. C’était un nom judicieux pour faire venir les colons.

 

Objection : Le GIEC a voulu en 2001 effacer l'optimum climatique du moyen-âge, avec la complicité de Michael Mann et de sa « crosse de hockey »

Réponse : les négateurs du réchauffement prétendent que Michael Mann a volontairement effacé ce qu'ils appellent « l'optimum climatique » du moyen-âge. Cette période relativement chaude apparait pourtant bel et bien dans son tracé (figure 1).

 

Objection : Depuis le néolithique, la terre a connu des épisodes plus chaud, par exemple pendant le moyen-âge

 

Réponse : Il est vrai qu’il y a 6 000 ans les températures étaient au même niveau qu’aujourd’hui alors que les hommes ne brûlaient pas encore de pétrole. Il est vrai également qu'entre 800 et 1400 la terre a connu un réchauffement relatif, proche du niveau du milieu du XXe.

Cependant la cause de ces épisodes est bien connue, de même que nous connaissons bien la cause du réchauffement actuel.

 

Objection : La variabilité naturelle du climat a toujours existé et la Terre a connu de nombreux bouleversements

«Il suffit de se renseigner sur l'histoire de la terre depuis 4,5 milliards d'années pour comprendre que le climat a énormément varié avant et après l'apparition de l'homme ! Cela ne nous a pas empêchés d'être là !»

 

Réponse : Certes, mais heureusement que nous n'avons pas connu ces cataclysmes sinon nous n'aurions pas vécu longtemps ! Ces changements peuvent sembler peu de chose à l'échelle géologique, mais ils ont été de gigantesques catastrophes pour les êtres qui vivaient

 

Objection : Nous n’allons pas vers un réchauffement, mais au contraire vers une prochaine glaciation, due au cycle de Milankevich

Réponse : Il est vrai que nous sommes dans une période interglaciaire et que par conséquent la prochaine période glaciaire est devant nous. Mais cet argument repose sur une confusion volontairement entretenue dans les échelles de temps géologiques et humaines. Les premières se comptent en dizaine de milliers ou de millions d’années, quand les secondes se comptent en dizaines d’années. La prochaine période glaciaire sera déclenchée par une modification de l’orbite terrestre (les cycles de Milankovich) et interviendra dans 41 000 ans ou bien dans 64 000 ans. Autant dire que ce n’est pas pour tout de suite.

 

Objection : Les mesures de températures globales ne sont pas fiables et ne signifient rien

« La mesure des températures mondiales n’a pas de sens parce que la qualité des mesures varie énormément. Les lieux de mesure changent.

 

Objection : Les satellites montrent une stabilité ou un refroidissement des températures

Réponse : Les premières mesures des satellites indiquaient plutôt une baisse des températures, ce qui fit la joie des climatosceptiques et semblait confirmer leurs critiques concernant les mesures au sol. Ils affirmaient en effet que des ilots de chaleur ou des stations mal situées biaisaient les résultats. Mais en réalité c'étaient les mesures des satellites qui étaient fausses. Ces mesures à distance nécessitaient des corrections complexes et il fallait corriger la "dérive" des instruments. Les erreurs ont été corrigées et aujourd'hui les mesures par satellites sont en parfait accord avec les stations, ce qui confirme la justesse de ces mesures. Cela n'empêche pas certains climatosceptiques de continuer à utiliser cet argument.

 

Objection : Le réchauffement est une illusion due aux ilots de chaleur des villes dans lesquelles sont placés les capteurs de température

« Les stations météorologiques qui mesurent les températures sont en majorité placées dans des villes qui se réchauffent localement du fait des activités urbaines»

Réponse : Les climatologues corrigent les relevés des stations et de plus, les mesures faites par satellites par des moyens très différents confirment ces mesures.

 
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