Accueil Climat Climatosceptiques

Les arguments climatosceptiques : objections et réponses

Liste des arguments climatosceptiques avec leurs réponses, classés par thème

 
 

Climatosceptiques : définition

Nom donné à ceux qui, par des arguments dont on a prouvé la fausseté, la mauvaise foi ou le caractère mensonger, cherchent à nier le réchauffement ou la responsabilité humaine de celui-ci, ou ses conséquences délétères. Le but recherché est de différer les mesures qui s’avèrent indispensables.

 

Lire la suite : Glossaire - climatosceptiques et climatonégateurs

 

Comment parler à un climatosceptique ?

Des arguments forgés de longue date

Voir aussi :
 
 
 
 
 

Il n’est pas toujours facile de parler à un climatosceptique. Même un individu relativement bien informé se trouvera pris de court face à une série d’arguments assez bien conçus, adaptés à son public, et qu’il aura du mal à déjouer s’il n’est pas climatologue lui-même. Dénouer des arguments soigneusement élaborés qui mêlent mauvaise foi et demi-vérités scientifiques n’est pas toujours simple.

Les arguments climatosceptiques n’ont pas été forgés par vos interlocuteurs.

 

Objection : Le protocole de Kyoto n'est pas efficace

GoldStandard« Un traité permettant seulement de réduire de quelques dixièmes de degré la température dans plusieurs décennnies n’est pas très utile, et demanderait énormément d’effort »

 

Réponse : Nous sommes ici parvenus au dernier barreau de l’échelle des climatosceptiques. Une fois admis que finalement il y a bien réchauffement, que finalement il est peut-être dû à l’homme et que finalement cela pourrait avoir des conséquences fâcheuses, le dernier recours consiste à dire qu’on ne peut rien y faire ou que le coût serait trop important…

 

Objection : Les climatologues avaient prévu un refroidissement dans les années 1970

« Les alarmistes prévoyaient un refroidissement dans les années 70 et cela faisait la une des journaux ! Pourquoi devrait-on maintenant les croire quand ils parlent d'un réchauffement ? »

 

Réponse : Il est vrai qu’il a existé quelques prévisions concernant un âge de glace imminent dans les années 70. Mais cela n’a jamais fait l’objet d’un consensus scientifique, bien au contraire ! Certains médias en ont fait l’écho, mais cette idée n’a pas fait l’objet de publication dans des revues scientifiques, à part quelques spéculations sous forme d’hypothèses. Rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui !

 

Objection : Les prévisions passées des climatologues étaient fausses

« Les prévisions des climatologues se sont révélées fausses à deux reprises : celle de James Hansen devant le sénat des USA en 1988 et les projections du GIEC en 1990. »

 

Réponse : bien au contraire, les faits ont confirmé les projections de Hansen et ne contredisent pas la tendance linéaire issue d'une autre simulation de 1990.

 

Objection : Si un consensus existe, cela n'est pas sain. Un débat est nécessaire

« L’existence même d’un consensus prouve que quelque chose ne colle pas. Cela prouve qu’il doit y avoir des pressions, voir un complot organisé, avec la complicité des « fonctionnaires socialistes de l’ONU » qui veulent imposer un gouvernement mondial (sic : c’est le discours porté par de nombreux climatosceptiques outre-Atlantique). Il faut qu’il y ait un débat sur le sujet »

 

Réponse : de deux choses l’une. Soit il y a un consensus en faveur du réchauffement, ce qui prouve qu’il n’y a pas réchauffement car le consensus est louche.

 

Objection : Il n'y a pas de consensus scientifique

 

« Il n’y a pas de consensus, d’ailleurs de nombreux scientifiques ont signé des pétitions pour montrer leur désaccord. Le travail du GIEC est biaisé »

 

Réponse : bien sûr, des éléments sont toujours en discussion dans la communauté scientifique. La connaissance scientifique évolue en permanence et le savoir sur le climat gagne progressivement en précision et doit continuer à le faire,

 

Objection : Les modèles sont incapable de prendre en compte le rôle des nuages

« Les nuages ont un important rôle d’atténuation à même de stopper le réchauffement mais les modèles du GIEC ne le prennent pas en compte »

 

Réponse : cela est tout simplement faux. Ils prennent bien évidemment en compte le rôle des nuages ainsi que l’ensemble des facteurs jouant sur le climat. Il suffit de consulter les rapports du GIEC pour s’en rendre compte.

 

Objection : Les modèles tournant sur les ordinateurs ne correspondent pas à la réalité

Réponse : Certains climatosceptiques opposent les faits avec les modèles abstraits des climatologues qui tournent sur des ordinateurs. En réalité cette dernière met en jeu une somme considérable de données concrètes et chiffrées qui ne peuvent être calculées que sur des ordinateurs puissants. Ces modèles ont été comparés avec succès avec la réalité lors des confrontations avec les données du passé. La modélisation fait partie intégrante de la science expérimentale depuis plus de trois siècles avec la réussite que l'on connait. C'est pourquoi refuser la modélisation, c'est tout simplement refuser la science moderne.

 
Plus d'articles...